Photo: Colin Rowe
EN CETTE PÉRIODE de tumulte économique, les médias annoncent des sauvetages, des faillites et des pertes d’emplois presque tous les jours. Bien sûr, le secteur de l’éducation n’échappe pas aux effets de la crise. Ceux et celles qui ressentent le plus durement la crise économique mondiale sont malheureusement nos étudiants les moins nantis, qui se tournent vers l’Université pour demander de l’aide financière.
J’ai reçu il n’y a pas longtemps une lettre d’une étudiante en droit qui illustrait bien les conséquences du contexte actuel sur la vie d’une jeune femme. Elle m’écrivait qu’elle allait vraisemblablement abandonner ses études parce que ses deux parents venaient de perdre leur emploi. Comme c’étaient eux qui finançaient la majeure partie de ses études – et parce que l’Université ne pouvait pas l’aider – elle serait probablement forcée d’abandonner son programme. Les messages du genre sont de plus en plus fréquents dans ma boîte aux lettres.
De son côté, notre Service de l’aide financière et des bourses est submergé de demandes d’aide d’étudiants qui se retrouvent soudainement dans une situation précaire. Or, nos programmes d’aide financière sont financés en grande partie par les intérêts de notre fonds de dotation.Évidemment, ce fonds est investi dans des marchés qui se sont affaissés. Des taux atteignant un plancher historique se traduisent par des intérêts à la baisse, ce qui nous prive d’une autre importante source de financement pour l’aide financière aux études.
Nous ne pouvons pas non plus nous tourner vers le fonds général pour combler le manque à gagner. En fait, la pression est de plus en plus élevée sur le budget de l’Université puisque les coûts de fonctionnement ne cessent de grimper. Les gouvernements – dont les recettes fondent et les besoins gonflent – ne sont pas mieux placés pour accroître nos subventions de fonctionnement ni pour suppléer la perte de revenus générés par nos investissements et la diminution des contributions privées.
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