Un pour tous et all for one

Photo: COLIN ROWE
DERNIÈREMENT, le gouvernement fédéral a fait honneur à l’Université d’Ottawa en lui demandant de gérer son nouveau Programme d’appui aux droits linguistiques (PADL). Comme l’Université est un des rares établissements d’enseignement supérieur du Canada à offrir des cours dans les deux langues officielles et une figure dominante de la défense des droits linguistiques, elle me paraît un choix tout naturel.

Il y a 40 ans, le Canada adoptait la Loi sur les langues officielles faisant de l’anglais et du français les langues officielles du pays et obligeant toutes les institutions fédérales à servir les Canadiens et Canadiennes dans la langue de leur choix. Le Parlement a modifié la Loi en 2005 afin de clarifier le rôle du gouvernement dans le développement des communautés de langue officielle en situationminoritaire et la promotion de la dualité linguistique.

À l’heure où s’ouvre un nouveau chapitre de cette histoire, je peux affirmer avec fierté qu’en raison de sa mission de bilinguisme et de deux autres avantages importants, l’Université se trouve dans une position unique pour assurer l’essor du PADL. L’un de ces avantages est la présence à l’Université de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB), créé il y a deux ans comme centre de spécialisation en éducation, en recherche et en politiques relatives aux langues officielles du Canada. Le second atout de l’Université est sa Faculté de droit, la seule au Canada à offrir la double formation en common law et en droit civil en français et en anglais. Le PADL sera cogéré par l’Institut et la Faculté de droit.

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Automne 2009